Fougère et coquelicot

L’association ICARE

L’association Itinérances Culturelles –

Arts et Rencontres (ICARe)

Nous avons commencé a travailler dès 1989 dans la découverte du patrimoine des abords des chemins menant à Saint-Jacques de Compostelle dans le grand Sud Ouest. Nous entendons par là, les bâtiments, les paysages et la flore.

Cela nous a donné l’idée de créer un jardin d’inspiration médiévale dans notre commune, Gradignan, banlieue sud de Bordeaux. L’idée a germé en 1999, mais ne se concrétisa qu’en 2004, à l’Institut National des Jeunes Sourds où nous avons entretenu et fait vivre ce jardin  pendant 10 ans.

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Cette belle aventure s’est terminée au mois de mai 2014, en raison de la non reconduction de la convention qui nous liait à cet établissement public, par le nouveau directeur de l’Institut. Ce fut une période exceptionnelle, riche en actions de tous ordres, visites du jardin, exposition de sculptures, conférences… ce lieu nous aura permis de nous faire connaître, et de nos ouvrir vers d’autres horizons, d’accueillir de nombreux groupes d’enfants et d’adultes et de faire découvrir des artistes, plasticiens, musiciens, danseurs …

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Nous allons éditer un petit livret souvenir.

Aujourd’hui, notre association propose des sorties découvertes des plantes sauvages, et conduit des activités pédagogiques sur le végétal dans les écoles de Bordeaux Métropole (CUB) et les collèges du département de la Gironde, sur le thème du développement durable.

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Pour quelles raisons s’intéresser, aujourd’hui, aux plantes sauvages et vouloir les faire découvrir ?

 Alors que pendant des millions d’années les hommes dépendaient étroitement des plantes sauvages pour subvenir à leurs besoins quotidiens. De l’invention de l’agriculture à l’industrialisation de nos sociétés, elles sont passées progressivement du statut de « plante compagne » à celui de mauvaise herbe et de simple objet du décor! Elles ne font plus partie de notre quotidien et peu d’entre nous y ont encore recours pour se nourrir, se soigner, ou confectionner quelques objets. Nous n’avons pas conscience de l’immense réservoir de possibilités qu’elles nous offrent, simplement pour exister et nous épanouir.

Il ne s’agit pas que de botanique, mais de la relation de l’homme aux végétaux. Car, connaître, cueillir, consommer et utiliser des plantes sauvages pour de multiples utilisations quotidiennes,  acte si éloigné de notre vie moderne, loin de n’être qu’une mode, se révèle un nouveau savoir-être qui nous ramène à l’essence de notre humanité.

Cette  fréquentation s’accompagne d’une attention portée aux plantes et amène à une autre compréhension. Elle permet de mieux appréhender sa place au sein du monde qui nous entoure et d’intégrer le fait que nous en faisons aussi partie.

Cette complicité  avec la nature est indispensable à notre équilibre autant qu’à celui de la terre et accélère notre prise de conscience des dommages que nous lui infligeons par notre mode de vie et nous incite à privilégier des comportements respectueux à l’égard du vivant.

C’est une façon d’être reliée au monde résolument moderne, une manière de restaurer un tant soit peu, le lien ancestral qui nous unissait à la nature sauvage si malmené par la vie citadine et une voie  pour participer activement à la sauvegarde de notre planète.